Ile-de-France: les deux derniers lots bus attribués à RATP CAP Ile-de-France
Et à la fin de l’allotissement des bus Paris et Petite couronne, c’est RATP CAP Ile-de-France qui touche. En remportant les lots 48 et 49, Paris Rive Gauche et Paris Rive Droite, la RATP s’évite probablement une crispation sociale et identitaire. Au total, elle conserve deux tiers de l’offre mise en concurrence.
Estampillés par l’autorité organisatrice IDFM lots 48 et 49, ils clôturent la mise en concurrence de l’activité bus en Ile-de-France, aussi bien sur les anciens marchés d’Optile que sur le périmètre historique de la RATP (Paris et petite couronne). Surtout, ces lots Paris Rive Gauche et Paris Rive Droite, qui sont des marqueurs évocateurs de l’ancien monopole RATP, avec des lignes nombreuses et illustres (respectivement 25 et 41 lignes) et des ateliers célèbres (Belliard, Lagny, Croix-Nivert, Malakoff…) représentent des chiffres d’affaires considérables (environ 200 et 300 millions d’euros sur la durée des contrats).
L’attribution de ces deux derniers lots au groupe RATP n’est pas une surprise, tant l’entreprise encore dirigée par Jean Castex tenait à garder ces deux lots emblématiques. Malgré tout, le transfert à une filiale dédiée, CAP Ile-de-France, devrait apporter son lot de changements, aussi bien pour les salariés que pour les voyageurs et les finances de l’autorité organisatrice.
Non seulement Ile-de-France Mobilités a mené à bien une mise en concurrence qui heurtait pas mal d’intérêts de tous ordres, mais elle a réussi à éviter le risque d’une ouverture limitée aux trois cadors du secteur qui avaient la particularité, jusqu’en juillet dernier et la privatisation de Transdev, d’être détenus majoritairement (et exclusivement pour la RATP) par un actionnaire public. L’arrivée d’ATM (et de Lacroix-Savac en grande couronne), qui ne ménagent pas leurs efforts pour s’inscrire dans la durée sur le territoire francilien, concourt à la pérennité d’une compétition fair et féconde pour la modernisation et les coûts de l’offre bus.
A l’arrivée, la RATP se sort donc plutôt bien du processus d’allotissement des bus Paris-petite couronne, avec huit lots sur douze, les autres étant gagnés par Keolis (2), Transdev (1) et ATM (1).
D’ores et déjà la deuxième saison des DSP franciliennes est lancée avec les renouvellements en cours des premiers lots de la grande couronne.
