Mobitelex 501 – 25 septembre 2025

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Mobitélex. L'information transport

les décryptages de Mobilettre

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Concurrence : le tournant normand… 

En gagnant l’appel d’offres de l’Etoile ferroviaire de Caen, RATP Dev va prêter main-forte à Transdev dans un défi d’envergure : prouver que l’ouverture à la concurrence ferroviaire des TER contribue à l’amélioration du service au voyageur et des modèles économiques des autorités organisatrices. Cela place aussi Emmanuel Macron face à ses responsabilités : peut-il vraiment transférer Jean Castex de la présidence de la RATP à celle de la SNCF ?

Transdev n’est plus seul dans le ferroviaire régional à relever le défi, sur la liaison TER Marseille-Toulon-Nice. A partir du 11 juillet 2027, le groupe RATP, via RATP Dev, exploitera les TER autour de Caen, selon la délibération que ne manquera pas de prendre le conseil régional de Normandie en séance plénière, en décembre prochain. A ceux qui en doutaient encore à l’énoncé des nombreuses victoires de SNCF Voyageurs (Hauts-de-France, Pays-de-la-Loire, Bourgogne-Franche-Comté, région Sud, ligne L du Transilien), la situation est désormais claire : le monopole de l’exploitation des TER est bel et bien fini, et il en est de même progressivement pour la distribution, l’information voyageurs et autres services digitaux.

Il sera difficile cette fois aux cheminots de mettre en doute la capacité technique du gagnant et de stigmatiser son capital : RATP Dev est une filiale à 100% du groupe public RATP dont la réputation n’est plus à faire, ni en Ile-de-France, ni à l’étranger. Ils vont certainement s’interroger sur les moyens au regard du prix (lire les détails du marché ci-dessous), comme, à l’inverse, leurs concurrents l’ont fait lors des victoires de SNCF Voyageurs. Ainsi va la vraie concurrence. On ne peut pas gagner à tous les coups.

A quelques jours de l’événement annuel de l’Afra (l’Association française du rail, c’est-à-dire les opérateurs alternatifs), cette annonce normande va redonner le sourire aux opérateurs qui ne ménagent pas leur peine pour proposer aux régions des solutions crédibles, et pourquoi pas inciter des élus parfois craintifs à suivre les présidents Muselier et Morin.

… et le cas Castex

(c) Yves Herman/Pool/AFP

Cette victoire du groupe RATP pose aussi, dans un calendrier stupéfiant de coïncidences, une autre question : Jean Castex, PDG de la RATP, peut-il devenir PDG de la SNCF, alors que frémit plus que jamais l’hypothèse d’une communication de l’Elysée en ce sens dans les jours qui viennent ? Dans n’importe quel contexte concurrentiel, la réponse serait évidemment non, sans même qu’il soit nécessaire de prêter quelque intention malveillante à l’ancien Premier ministre. L’avis en carton-pâte de la HATVP n’est qu’une diversion : il ne s’agit pas de suspecter Jean Castex de conflit d’intérêt de par ses fonctions passées à l’Afitf (l’Agence française de financement des infrastructures), mais de respecter un principe cardinal: l’équité concurrentielle.

En matière de droit de la concurrence, la schizophrénie n’existe pas : seuls les parcours et les responsabilités comptent. En l’occurrence, les PDG ont la responsabilité des grandes opérations de conquête de marchés. Oublions les fables aimablement récitées, Jean-Pierre Farandou ou Jean Castex qui laisseraient faire leurs équipes à 100% sans jamais intervenir dans les grands appels d’offres.

Oui mais voilà, il semble persister une atmosphère spécifique à quelques protégés de l’exécutif, dispensés des lois qui s’appliquent à tous.

Un ancien Premier ministre, dont il ne s’agit pas de nier les grandes qualités, est donc en train de convaincre le Président de la République, garant du droit et des institutions, de détourner le regard des règles de la concurrence qui régissent le transport public et ferroviaire, et de procéder comme dans le mercato du foot, les primes de transfert en moins. La grande jungle.

Le tout dans un silence assourdissant, tous les acteurs paraissant pétrifiés à l’idée de mettre en cause publiquement ledit transfert – en off, ils se disent soit révoltés par une telle dérogation à la loi commune, soit résignés devant le fait du Prince. On s’habitue aux passe-droits. Nul besoin de menace explicite de représailles, l’autocensure est le plus efficace des renoncements au droit et à la morale. Qui osera monter au créneau contre Jean Castex, qui par ailleurs a montré par son limogeage de Thierry Dallard (ex-patron de la SGP), quand il était Premier ministre, qu’il n’aimait guère la contradiction, fût-elle justifiée et légitime ? Un conseiller averti et courageux susurrera-t-il à Emmanuel Macron qu’au-delà du droit, cette nomination pourrait être vue comme le symbole ultime d’un entre-soi mortifère qui précipite une partie des Français dans le dégagisme ? G. D.

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TRANSPORT FERROVIAIRE REGIONAL

RATP Dev débarque en Normandie

Quelques chiffres sur un contrat conséquent de douze ans qui représente 18% de l’offre TER de la région.

Le 14 mars dernier, Jean Castex en personne était en visite chez Twisto, le réseau urbain de Caen repris par RATP Dev. A nos confrères de France Bleu/Ici, il n’a pas caché qu’il s’intéressait aussi à la DSP ferroviaire en cours d’appel d’offres, avec un lot de dessertes en étoile autour de la métropole normande vers Coutances, Saint-Lô, Evreux, Cherbourg, Rouen, Lisieux, Granville et Rennes + Lisieux / Trouville-Deauville et Trouville Deauville / Dives-Cabourg.

Au total en 2024, ce lot représentait un peu plus de 3 millions de trains.kilomètres, soit 28 000 trains circulés pour environ 150 millions de voyageurs.kilomètres. L’intention de la région est d’augmenter les fréquences de 70%. Selon nos informations, l’offre de RATP Dev était moins-disante financièrement à environ 800 millions d’euros sur la durée du contrat, c’est-à-dire douze ans y compris les 17 mois de pré-exploitation. C’est le 11 juillet 2027 que la transition entre SNCF Voyageurs et RATP Dev se fera, pour un long bail jusqu’au 12 décembre 2037.

C’est un lot un peu supérieur en volume à celui décroché par Transdev en région Sud, sur la ligne-Marseille-Nice (2,6 millions de trains.kilomètres, 10% de l’offre régionale, 700 millions d’euros sur dix ans, assortis d’une éventuelle prolongation de deux ans). Mais outre qu’il s’agit d’une exploitation en étoile, il se différencie surtout par le délai extrêmement court de pré-exploitation, pendant lequel seront notamment effectuées les opérations de transfert du matériel roulant et des personnels. Transdev a bénéficié à Nice d’une période de trois ans et demi, mais il s’agissait de construire un nouveau dépôt et de roder un matériel neuf. De l’avis de plusieurs experts, même si les délais légaux sont respectés en Normandie, le calendrier serré imposera au nouvel exploitant RATP Dev de ne pas tergiverser dans cette période de pré-exploitation.

La distribution et l’information voyageurs, aussi en concurrence

Moins spectaculaire que la mise en concurrence des lots de production/exploitation des TER, la prise de contrôle par les régions des systèmes d’information de la mobilité va déboucher dans les années à venir sur un grand nombre d’appels d’offres. D’intenses batailles ont déjà eu lieu, à l’instar de celle en région Sud en 2024 remportée par le groupement Sud Mobilités Technologies, composé de SNCF Voyageurs, SNCF Connect & Tech et Capgemini Technology.

Pour faire face aux offensives d’acteurs de plus en plus nombreux (Matawan, Padam, Qommute, Trainline…) et clarifier l’approche de ses différents marchés, SNCF Connect & Tech, 1 400 salariés, a créé au printemps dernier la marque Tesmo destinée aux prestations extérieures au groupe lui-même. Il s’agit à la fois de nouer des alliances de compétences en fonction des demandes exprimées par les autorités organisatrices, d’aider ces dernières à y voir clair dans leurs stratégies de développement, et bien entendu de monter des équipes terrain pour délivrer les prestations.

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EXCLUSIF

Moventis remporte Châlons-en-Champagne

Le jeu de mots est facile, mais les Espagnols de Moventis vont vraiment pouvoir sabrer le champagne local après avoir délogé Keolis du chef-lieu de la Marne, Châlons-en-Champagne. C’est un très petit événement à l’échelle des DSP hexagonales, mais il mérite d’être cité alors que les trois grands opérateurs (Keolis, Transdev et RATP Dev) trustent les contrats urbains hors régies, et que les activités du seul autre exploitant étranger hors Ile-de-France, l’espagnol Vectalia (Béziers, Pyrénées Orientales, Aude…), ont été placées en procédure de sauvegarde au début de l’année.

La stratégie de Moventis, elle, n’est pas spectaculaire – pas de croissance à tout-va ; elle s’appuie sur un développement progressif et sérieux, avec sa vitrine Montbéliard depuis 2017 (24 millions d’euros par an) et la ville de Grasse depuis 2023. Le gain de Châlons (50 bus et cars, plus d’une centaine de vélos) est modeste (environ 50 millions sur cinq ans), mais témoigne d’une réelle crédibilité dans l’exploitation des réseaux intermédiaires. Bientôt une suite ?


RENDEZ-VOUS

Le 1er octobre, c’est déjà Noël pour le train…

Alors que Trenitalia a choisi de mettre en vente ses billets d’hiver dès le 15 septembre dernier, afin d’optimiser ses offres Paris-Lyon, Paris-Marseille et Paris-Turin, c’est mercredi prochain que SNCF Voyageurs fera de même sur l’ensemble de ses destinations. Manifestement d’année en année, les Français anticipent de plus en plus leurs déplacements en train, y compris en se précipitant lors des journées d’ouverture. A titre d’exemple, 1,5 million de billets ont été vendus le 13 mars dernier, lors des premières ventes d’été. C’est très logique, vu la saturation de certaines origines-destinations aux dates les plus demandées.

SNCF Connect & Tech espère poursuivre sur la très bonne dynamique de l’été dernier : plus de visites (264 millions, +11%), plus de téléchargements de l’application (+14% par rapport à 2024), plus de multimodalité train/bus ou train/transport public urbain, avec le Top 3 des villes où l’offre est accessible (Tours, Avignon et Annecy). La dématérialisation des billets continue à progresser (elle atteint un taux stupéfiant de 95% !), y compris pour les chèques vacances (+49% l’été dernier).

Jusqu’à maintenant, les déplacements longue distance n’ont pas pâti des vicissitudes politiques et économiques hexagonales. Les chiffres de mercredi prochain constitueront un bon indicateur du moral des Français et fourniront quelques tendances sur la conjoncture 2026.

… et le 2 octobre, c’est reparti pour la mobilisation sociale

Dans la foulée des confédérations déçues par leur rendez-vous avec le Premier ministre mercredi 24 septembre, les syndicats cheminots unis ont appelé à une forte mobilisation jeudi 2 octobre, avec une plate-forme revendicative consensuelle qui mêle des sujets d’ordre stratégique et politique (arrêt du processus de filialisation, relance pérenne du fret public, loi de programmation pluriannuelle des infrastructures ferroviaires) et des mesures sociales (augmentation générale des salaires et des primes de travail pour reconnaître les qualifications et la technicité des métiers, budget qui revoit la trajectoire de l’emploi, renforcement de la sécurité ferroviaire et des personnels).

Ces grèves dites saute-mouton ne sont plus guère prisées par une partie des salariés. Le niveau de mobilisation le 2 octobre en dira donc beaucoup sur leur motivation à accroître malgré tout la pression envers un pouvoir exécutif qui jusqu’ici n’a pas donné de grain à moudre.


MODES ACTIFS

Les leçons du Baromètre vélo 2025

L’édition 2025 de l’enquête de la FUB, dévoilée le 18 septembre, consacre la pérennité de l’outil et confirme l’impact du Plan vélo national sur la fréquentation.

Le Baromètre vélo de la FUB (Fédération des usagers de la bicyclette), dont les résultats ont été dévoilés le 18 septembre à Lyon, est une consultation unique en son genre. Chacune des contributions, plus de 334 000 pour l’édition 2025, contient les réponses à 26 questions précises sur l’usage de la bicyclette, ainsi qu’une « cartographie participative » qui liste les endroits anxiogènes ou les aménagements réussis. Pour garantir le sérieux de la consultation, la FUB a exclu 2 700 contributions, soupçonnant les tentatives de bourrages d’urnes. Chacun pouvait par ailleurs remplir plusieurs questionnaires (par exemple pour la commune du domicile et celle du travail), mais les usagers sont restés raisonnables : on compte 1,1 réponse par adresse IP.

2646 communes de toutes tailles font, cette année, l’objet d’une notation. En consacrant, comme lors de la dernière édition en 2021, Grenoble, Strasbourg et Rennes, le palmarès des grandes villes déçoit les amateurs de surprises, mais confirme la fiabilité de l’outil. On ne bâtit pas un réseau cyclable de qualité en un mandat, comme le regrettent sans doute les élus de Lyon, ville qui, malgré une progression de 15% de la note depuis 2021, rate de peu le podium.

Côté palmarès, toujours, Paris déçoit, en ne progressant que de 10% et en ne figurant même pas dans les dix premières villes de plus de 100 000 habitants. Rageant : le combat pour requalifier l’espace public est assumé par la municipalité et de nouveaux records de fréquentation des axes cyclables ont même été constatés début septembre. Mais la densité humaine de la capitale a tendance à transformer le moindre déplacement en foire d’empoigne. Significativement, les critiques des usagers parisiens se concentrent non pas sur des manques mais sur des trop-pleins, les boulevards Sébastopol et Magenta, dotés de pistes cyclables saturées. La fréquence des conflits d’usage, y compris entre cyclistes, explique sans doute la circonspection des répondants.

Dans le midi, si Marseille tient toujours la lanterne rouge, Toulouse et Montpellier progressent, mais pas au point, pour cette ville, de figurer dans le top 10. La Cour des comptes a rappelé, la semaine dernière, que la gratuité des transports publics draine une partie du public cycliste vers le tram et le bus.

Par ailleurs, les pionniers marquent le pas : La Rochelle stagne, Grenoble progresse peu, et Strasbourg recule de 1%, ce que les opposants socialistes à la majorité écologiste, malmenée dans les sondages, se sont empressés de souligner. Car le Baromètre, qui entend peser sur les programmes des candidats aux municipales, prend un tour politique. Parmi les dix premières grandes villes, sept sont dirigées par un maire écologiste, et une seule est à droite, Caen, où le nouveau président de l’agglomération, Nicolas Joyau, est un militant du vélo depuis longtemps. Il n’est pas exclu que cette coloration verte résulte d’un biais, car le questionnaire s’est beaucoup diffusé dans les réseaux des associations locales proches des écologistes. En remerciant la FUB, le 18 septembre, le maire de Grenoble Éric Piolle n’a pas renié ses opinions, se félicitant « de voir plus de femmes voilées, plus de bouts de chou, plus d’octogénaires, sur les vélos ».

Rare élu divers droite assistant à la cérémonie, Christophe Duprat, maire de Saint-Aubin-de-Médoc (Gironde), en tête du palmarès des « villes de banlieue », précise que dans sa commune, « 70% des travaux neufs vont au vélo, soit 7 millions d’euros, l’équivalent de deux écoles maternelles. Il a fallu tordre le bras au conseil départemental pour agrandir, trois fois de suite, le parking à vélo du collège ».

Au-delà du jeu des perdants et des gagnants, le Baromètre est une formidable base de données.

La FUB a calculé que les aménagements co-financés depuis 2018 par le Plan vélo suscitent, sur la carte participative, « trois fois plus d’avis positifs ». Explications : il s’agit de lieux stratégiques, et le Fonds mobilités actives impliquait le respect d’un strict cahier des charges. Par ailleurs, 43% des points dangereux recensés par les usagers sont situés à moins de 50 mètres de commerces, d’équipements de santé ou d’établissements scolaires. Le vélo demeure un mode de transport sous-utilisé. Enfin, la demande de stationnement est concentrée près des gares, preuve que l’aspiration des cyclistes n’est pas tant d’emporter leur vélo dans le train que de le retrouver intact à leur retour.

Dotée de cet outil quasi-scientifique, la FUB espère convaincre le futur gouvernement de ne pas renoncer au Plan vélo. Ce n’est pas gagné. Une atmosphère morose entourait, le 18 septembre, la « réunion de famille du vélo », et pas seulement à cause de la grève qui avait retenu certains habitués loin de Lyon. Les discours semblaient convenus, tandis que plusieurs salariés historiques des structures pro-vélo ont démissionné ou font leurs valises, à l’instar de Camille Thomé, depuis 18 ans déléguée générale de Vélo et territoires, association d’élus fusionnée dans le Réseau vélo et marche. « Le contexte a radicalement évolué » depuis les derniers trophées du Baromètre, en février 2022, admettait Axel Lambert, chargé du plaidoyer à la FUB. « Il y a quatre ans, je portais encore une cravate. Et je n’en porte plus », a souri, en évoquant « les difficultés budgétaires du moment », Thierry du Crest, coordonnateur interministériel. Il quittera son poste en octobre.


DERNIERE HEURE

Le Paris-Vienne et le Paris-Berlin de nuit ne rouleront plus

Les craintes du collectif «Oui au Train de Nuit», qui organisera ce vendredi à 18 heures une manif «Pyjama Party» sur le parvis de la gare de l’Est à Paris, sont fondées. Selon nos informations, l’Etat a bien décidé de supprimer les subventions à l’exploitation des liaisons nocturnes Paris-Berlin et Paris-Vienne, opérées conjointement par SNCF Voyageurs, la DB et les les ÖBB, les chemins de fer autrichiens. En conséquence, Allemands et Autrichiens ont décidé de concert de ne pas supporter seuls le déficit, ce qui condamne définitivement la liaison au service 2026, qui commencera le 13 décembre prochain.

Le collectif fait le parallèle avec la désagrégation des trains de nuit du milieu des années 2010: «La SNCF dégrade le service et encourage ainsi l’État à s’en débarrasser.» SNCF Voyageurs, pour une obscure raison d’évolution de son système de réservation qui impacte les offres vendues par les entreprises étrangères, ne distribue plus en effet le Paris/Berlin/Vienne sur SNCF Connect – seuls NightJet et la DB le font, avec d’ailleurs des taux de remplissage probants, notamment le week-end (les trains circulaient seulement trois jours par semaine).

En tout état de cause, il n’existera bientôt plus de liaisons internationales régulières de nuit au départ de Paris. Pour aller à Berlin sans passer par la route ou les airs, il vous reste le train de jour via Strasbourg, qu’on n’ose qualifier de train à grande vitesse vu sa vitesse moyenne, mais qui trouve sa clientèle. Pour Vienne, préparez vos mouchoirs ou vos correspondances, au choix… ou prenez l’avion.

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