Stop aux réveillons scandaleux
de la SNCF!

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par Gilles Dansart


Stop aux réveillons scandaleux
de la SNCF!

COUP DE GUEULE

La panne de réveil du chef de gare de Deauville, au petit matin du 1er janvier, a fait le buzz, un Anglais n’ayant guère apprécié la situation ni l’absence d’excuse du fautif: le train de 7h38 est parti sans voyageur. Les Français seraient-ils fatalistes et blasés? A Saint-Malo, le même jour, sur le quai glacé de la gare, ils patientaient sagement en attendant le paramétrage tardif de la rame. Peu ont su qu’il était dû à l’«absence inopinée d’un agent». Son remplaçant fut heureusement d’une grande efficacité.

En Paca, bien plus qu’ailleurs, ce fut le pompon, des TER annulés suite à un opportun mouvement de grève du 30 décembre au 2 janvier. Les cheminots absents ne se cachent même plus: «On a le droit de passer les fêtes comme tout le monde, en famille», disent-ils. En oubliant que le week-end de Noël, ils avaient déjà posé un préavis, et qu’ils sont quasiment toujours en relâche l’un des deux réveillons.

Cette défaillance de ceux qui portent toujours le service public en étendard de leurs combats est une insulte à tous ceux qui remplissent avec application leurs devoirs, qu’ils soient leurs collègues ou pas, qu’ils travaillent dans le public ou dans le privé. C’est une atteinte grave au service public, à son image, à la confiance que peuvent avoir les Français dans la SNCF. Et pourtant, tout le monde s’accommode plus ou moins de cet état de fait.

Cette situation suscite a minima deux interpellations:

  • comment des centrales syndicales responsables peuvent-elles continuer à couvrir de tels agissements locaux qui discréditent la SNCF et l’ensemble de ses salariés, à rebours de leurs proclamations?
  • pourquoi aucun gouvernement n’a-t-il engagé de réforme du droit de grève empêchant ces mots d’ordre opportunistes, et de façon plus générale les préavis longue période qui dédouanent des absences injustifiées?

    Empêcher ou réprimer de tels abus, puisqu’ils existent désormais de façon récurrente, c’est une réforme qui n’est ni de droite ni de gauche. C’est la condition indispensable d’un service public crédible et efficace.


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