Un vœu, un coup de gueule, une info

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par Gilles Dansart


Un vœu, un coup de gueule, une info

Pour bien commencer l’année 2017, et vous souhaiter à tous
santé, bonheur et réussite professionnelle


UN VŒU

Une campagne électorale féconde

D’élection en élection, la présidentialisation de la cinquième République s’amplifie, malgré les engagements de décentralisation, d’une gouvernance responsable et mieux répartie. Comme un symbole, le Premier ministre Manuel Valls démissionne brutalement pour se porter candidat, comme si la lutte pour le poste suprême balayait tout le reste. Tout le reste, c’est-à-dire le pilotage de la politique d’un pays, quand même… En 1986, Jacques Chirac n’avait pas démissionné, en 1993 Edouard Balladur non plus. Nous sommes en 2017, et l’hystérie présidentielle emporte tout, désormais.

Pour notre secteur de la mobilité des individus et des biens, quelles en sont les conséquences? Les transports, ce n’est pas juste anecdotique. C’est la vie quotidienne de dizaines de millions de nos concitoyens comme la possibilité de trouver un emploi, c’est la condition nécessaire même si elle n’est pas suffisante du développement d’un territoire. La mobilité est un facteur déterminant dans la protection de notre environnement. La qualité des infrastructures et des services de transport sont des indicateurs de dynamisme d’un pays et de son économie.

Malgré cela, aucun parti n’a véritablement élaboré de doctrine ou même de projet transport digne de ce nom. Les candidats vont donc devoir bricoler en seulement quelques semaines quelque chose d’à-peu près cohérent. A lire les esquisses de programmes rédigées à l’occasion des primaires, les candidats ou précandidats sont encore loin du compte sur le chapitre mobilité. Certes, François Fillon, Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon et Yannick Jadot, rejoints dans un mois par le candidat issu de la Belle Alliance, s’attellent actuellement à la tâche, avec le renfort de quelques brillants penseurs. Mais nous allons aussi les y aider un peu…

Comment? En organisant LE GRAND DEBAT, avec le think tank TDIE, le 22 mars prochain à Paris – vous allez recevoir dans les jours qui viennent une invitation personnelle. Ce jour-là, les candidats ou leurs représentant(e)s seront face à vous, professionnels de la mobilité et citoyens, pour présenter leurs intentions claires sur les principaux sujets du secteur. C’est un peu comme à l’école: la perspective de l’examen devrait les obliger à potasser, nourris par de nombreuses contributions et réflexions (les Etats généraux de la mobilité durable, Rail 2020…).

On ne s’en contentera pas. La démocratie moderne c’est aussi le respect des engagements – le cynisme électoral («un programme est fait pour être élu, pas pour être respecté») n’est pas une fatalité. Nous saurons alors rappeler en temps utiles à la fois la philosophie générale du projet transports du candidat élu et, si elles sont clairement exprimées, ses promesses.

Nous oserons enfin un ultime conseil, celui de former dès maintenant des équipes prêtes à gouverner la délicate politique des transports. 2017 n’est qu’une étape, l’important c’est la suite!


UN COUP DE GUEULE

Stop aux réveillons scandaleux de la SNCF!

La panne de réveil du chef de gare de Deauville, au petit matin du 1er janvier, a fait le buzz, un Anglais n’ayant guère apprécié la situation ni l’absence d’excuse du fautif: le train de 7h38 est parti sans voyageur. Les Français seraient-ils fatalistes et blasés? A Saint-Malo, le même jour, sur le quai glacé de la gare, ils patientaient sagement en attendant le paramétrage tardif de la rame. Peu ont su qu’il était dû à l’«absence inopinée d’un agent». Son remplaçant fut heureusement d’une grande efficacité.

En Paca, bien plus qu’ailleurs, ce fut le pompon, des TER annulés suite à un opportun mouvement de grève du 30 décembre au 2 janvier. Les cheminots absents ne se cachent même plus: «On a le droit de passer les fêtes comme tout le monde, en famille», disent-ils. En oubliant que le week-end de Noël, ils avaient déjà posé un préavis, et qu’ils sont quasiment toujours en relâche l’un des deux réveillons.

Cette défaillance de ceux qui portent toujours le service public en étendard de leurs combats est une insulte à tous ceux qui remplissent avec application leurs devoirs, qu’ils soient leurs collègues ou pas, qu’ils travaillent dans le public ou dans le privé. C’est une atteinte grave au service public, à son image, à la confiance que peuvent avoir les Français dans la SNCF. Et pourtant, tout le monde s’accommode plus ou moins de cet état de fait.

Cette situation suscite a minima deux interpellations:

  • comment des centrales syndicales responsables peuvent-elles continuer à couvrir de tels agissements locaux qui discréditent la SNCF et l’ensemble de ses salariés, à rebours de leurs proclamations?
  • pourquoi aucun gouvernement n’a-t-il engagé de réforme du droit de grève empêchant ces mots d’ordre opportunistes, et de façon plus générale les préavis longue période qui dédouanent des absences injustifiées?

    Empêcher ou réprimer de tels abus, puisqu’ils existent désormais de façon récurrente, c’est une réforme qui n’est ni de droite ni de gauche. C’est la condition indispensable d’un service public crédible et efficace.


  • UNE INFO

    SNCF: Priscille Garcin revient à l’Epic de tête,

    Marc Berthod lui succède à Réseau

    Quelle rentrée 2017 pour la directrice de la communication de SNCF Réseau! Promue chevalier dans l’Ordre de la Légion d’honneur le 1er janvier, puis transférée à l’Epic de tête, Priscille Garcin rejoint le nouveau service dirigé par Mathias Vicherat, chargé du projet d’entreprise, de la marque et de la communication.

    Selon nos informations elle sera remplacée à la direction de la communication de SNCF Réseau par Marc Berthod, actuel directeur relation client et communication de Keolis Lyon.


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